Traduction IA

Nourrir la matrice

J’ai regardé récemment le documentaire intitulé Les sacrifiés de l’IA – disponible en replay jusqu’au 17/06/2025 sur France TV en cliquant sur le lien suivant : 

Ayant lu il y a quelques mois En attendant les robots d’Antonio Casilli, je ne peux pas dire que j’ai été surprise par ce qui y était rapporté. 

 

Qui sont ces sacrifiés ?

Les sacrifiés, ce sont tous ces travailleurs humains exploités dans les pays pauvres par les Big Tech et leurs sous-traitants (ces fameuses start-ups dont on nous vante les résultats époustouflants). Ces travailleurs des pays pauvres témoignent des tâches qui leur sont confiées et des tarifs dérisoires qu’ils perçoivent.


Exploitation de main d'œuvre pas chère

 

Parmi les multiples exemples d’exploitation de main d’œuvre pas chère, l’un des témoignages a particulièrement retenu mon attention.

 

À la 46e minute, un Africain relate :
« J’ai compris une chose : [ces entreprises] prennent des jeunes qui ont entre 18 et 30 ans parce que c’est là qu’on est le plus productif. On s’investit dans les différentes tâches du processus, pour entraîner les modèles d’IA, modérer du contenu. On travaille comme des fous. Tu donnes ton énergie, ton intelligence et ton temps, tes années les plus productives aux entreprises d’IA et aux géants de la tech. Mais tu gagnes des cacahuètes. Et au moment où tu te réveilles, tu as gâché ces années, tu as perdu ton temps pour rien. »

 

L’on pourra bien sûr argumenter que ce que ces humains fournissent aux Big Tech n’est pas réellement de l’ « intelligence » . Il serait plus exact de parler de données, car c’est sur l’astronomique accumulation de ces données que repose cette soi-disant « Intelligence ». 

 

D’ailleurs, par « Intelligence », les Anglo-Saxons désignent souvent du « renseignement » (pensez à la CIA par exemple) et non de l’intelligence au sens où nous Français l’entendons. 

De plus, si cette intelligence est qualifiée d’ « artificielle », c’est bien parce qu’elle fait illusion.

Mais quelqu’un entend-il encore le véritable sens des mots, leur véritable signification ?

 

 

Alimentation d'une matrice

Toujours est-il qu’en écoutant ce témoignage, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette image effroyable tirée d’un célèbre film : des humains enchainés à vie, servant uniquement de ressources en énergie pour alimenter une immense matrice. Une bête féroce, avide d’une énergie que seuls les humains sont en mesure de fournir, cherchant à les vider de leur substantifique moëlle : leur intelligence et leurs connaissances.

 

L’homme n’est pas encore directement relié à cette machine. Mais cela ne saurait tarder, n’est-ce pas ?

On nous présente actuellement la connexion à la machine comme un progrès pour l’humain.

Est-ce réellement le cas ? Est-ce vraiment ce monde vers lequel nous souhaitons nous diriger ?

Nous vendrait-on du rêve pour nous mieux nous endormir ? 

 

 Rêve ou cauchemar ? 

Quand est-ce que l’humain se réveille ?

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Nourrir la matrice

IA ET HALLUCINATIONS

 

 

Rappel : Cette série d’articles consacrés à l’IA concerne plus spécifiquement le domaine de la traduction et les traductions réalisées grâce à l’IA.

Vous avez tous très certainement déjà entendu parler des hallucinations de l’IA.

Que sont-elles ? À quoi sont-elles dues ? Pourquoi surgissent-elles soudain, au beau milieu d’un texte traduit dont la rédaction semble par ailleurs de qualité ? Comment les éviter ? 

L’IA affirme en effet avec assurance de véritables absurdités. Certaines sont flagrantes pour tous, d’autres seulement pour les « initiés ». Et c’est bien pour cela qu’une utilisation confiante mais non consciente de l’IA est dangereuse.

Qu'est-ce qu'une hallucination de l'IA en traduction ?

 

Il est maintenant devenu très facile de demander à la machine de traduire un texte que nous ne comprenons pas. DeepL, ChatGPT ou toute autre plateforme de traduction nous permettra de recevoir quasi-immédiatement une traduction dans notre langue. C’est magique – ou presque !

Il arrive malheureusement que la machine nous fournisse un résultat suspect. Parfois, la syntaxe n’est pas optimale, mais l’on parvient tout de même à comprendre le sens général du texte.

Parfois, le résultat de la traduction est sans aucun doute une absurdité.

 

Le tableau ci-dessous vous donne un petit aperçu d’hallucinations que peuvent fournir l’IA si vous lui demandez de traduire un texte. Et vous pouvez me croire sur parole, j’aurais pu vous en fournir bien davantage.

 

Si le français est votre langue maternelle, vous avez certainement tiqué (voire bien ri) à la lecture de certaines traductions de l’IA. Simple doute, intuition, voire absurdité flagrante, votre cerveau a lancé l’alerte. 

Mais si le français était pour vous une langue étrangère, avouez-le : peut-être n’y auriez-vous vu que du feu…

 

 

Voici ce qu’il fallait comprendre :

Le résultat proposé par une traductrice professionnelle humaine est un plus cohérent, n’est-ce pas ?

Les raisons des hallucinations

Alors, comment expliquer ces hallucinations ? Pour traduire, l’IA se sert d’un immense corpus de traductions existantes (un ensemble de textes précédemment traduits, langues sources et cibles en parallèle). Malheureusement, dans certains cas, l’occurrence soumise n’y figure pas, elle est tout simplement absente : terme récent, concept innovant, expression spécifique à un domaine, terminologie pointue… voire une erreur dans le texte fourni. Ne trouvant pas de solution « toute faite », l’IA doit donc déduire, « inventer » une traduction sur la base du contexte (les autres mots présents dans la phrase, le domaine général du texte…). À cet effet, elle va rechercher dans sa base de données un maximum de phrases quasiment similaires (à une lettre près, voire à un mot près…) et effectuera son choix sur une base statistique. Là est tout le problème : ce n’est pas parce qu’en France, 3 traducteurs sur 4 sont des femmes que des hommes ne peuvent pas exercer ce métier. Vous voyez la différence entre les statistiques et la réalité ?

Différences avec le traducteur humain

Lorsqu’un traducteur humain se retrouve bloqué avec un terme qu’il ne trouve dans aucun dictionnaire ou encyclopédie, il recourt à différentes tactiques. Il pourra par exemple :
Effectuer de multiples recherches sur Internet, à partir de mots-clés, en variant les techniques d’investigation ;

Douter du texte fourni : le terme inconnu peut contenir une faute de frappe, un bout de phrase pourrait avoir été oublié ;
Interroger un autre humain (spécialiste du secteur, collègue traducteur, connaissance) ;
Demander des précisions au donneur d’ordre. Après tout, c’est son domaine, il est souvent le mieux placé pour avoir les clés.

Bref, le traducteur se sert de ses neurones et s’arme d’ingéniosité. L’IA n’a elle aucune possibilité d’effectuer toutes ces vérifications, interrogations et recherches. 


Voilà pourquoi nous risquons tous d’être confrontés un jour ou l’autre à une « traduction hallucinatoire » – ou hallucinante. Toute la question est de savoir si nous nous en rendrons compte ou pas. Voulez-vous risquer de mettre en jeu la crédibilité de votre entreprise ?


Pour finir, je mentionnerai ici une citation de Jean Piaget, psychologue, biologiste et épistémologue suisse, qui avait en son temps beaucoup étudié l’intelligence humaine et la façon dont elle se construit :

« L’intelligence ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait quand on ne sait pas. » 

 

Toujours convaincu que l’IA est intelligente ? 

Besoin de traductions dans les secteurs de la communication d’entreprise, du tourisme ou du bien-être ?


Je traduis vos contenus de l’anglais et de l’italien vers le français, en me servant de mes neurones 😍.

Jouez la sécurité, vos contenus le méritent ! 


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Traduction IA

IA et hallucinations

L’impact de L’IA sur l’environnement

Examinons aujourd’hui un autre volet beaucoup plus sérieux concernant l’IA, à savoir son impact environnemental.
Personne n’aura échappé aux grands discours moralisateurs relatifs aux enjeux environnementaux. On nous serine à longueur de journée que :

– le climat est menacé,

– les ressources en eau et en matières premières se font rares,

et qu’en conséquence, nous devons :

– modérer nos consommations énergétiques (électricité, gaz, pétrole…),

réduire nos émissions de gaz à effet de serre,

– nous déplacer avec sobriété (le vélo ou la marche plutôt que la voiture, limiter les trajets en avion).

Alors que l’on sensibilise au quotidien les citoyens, dont les consommations sont dérisoires à côté de celles des multinationales, les conséquences environnementales de l’utilisation de l’IA (avec tous les équipements numériques et composants électroniques, les réseaux informatiques, les data centers, le trafic de données) sont colossales en termes :

– de consommation d’électricité,
– de consommation d’eau (nécessaire au refroidissement des serveurs et des centres de données),

– de consommation de ressources (minerais et métaux),
– d’émissions de gaz à effet de serre,
– de bilan carbone.

Le manque de transparence des créateurs d’IA (ah bon, mais pourquoi donc ?) empêche d’évaluer précisément les conséquences environnementales, ce qui donne lieu à de nombreuses extrapolations et modélisations.

Un article du Nouvel Observateur titrait même « Pourquoi ChatCPT est une bombe environnementale », relatant qu’il était impossible d’obtenir la moindre information fiable sur l’impact environnemental auprès des concepteurs d’IA génératives, alors que les entreprises se lancent dans une course effrénée pour les déployer.

Seules des études indépendantes permettent d’avoir quelques informations.

Concernant les émissions de CO2 : Entraîner un seul modèle d’IA = 5 voitures pendant toute leur durée de vie.

Le livre blanc de l’association Data for Good sur l’IA générative (juillet 2023) indique que l’entraînement de ChatGPT-3 (c’est-à-dire la phase d’apprentissage uniquement, qui n’a duré que 15 jours !) aurait eu un impact carbone de 552 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 200 vols aller-retour entre Paris et New York et une consommation énergétique de 1287 MWh, c’est-à-dire la consommation de 270 ménages français sur 1 an. À quoi il faut encore ajouter l’utilisation quotidienne évaluée à 23,04 kg de CO2 par jour (soit l’équivalent de 6 ans de chauffage pour une maison de 100 m2 en France).

Un article du média « vert » révèle que la majeure partie des études portant sur l’impact environnemental de l’IA ont tenu compte de la consommation électrique des data centers pour la fabrication de l’algorithme et son entraînement, mais pas de la fabrication du matériel nécessaire (centres de données et cartes graphiques), ni de l’utilisation de ces IA.

L’impact de l’utilisation de Chat GPT a été estimé à plus de 10 000 tonnes de gaz à effet de serre seulement pour le mois de janvier 2023 !

En 2020, les émissions de gaz à effet de serre du secteur du numérique représentaient de 2,1 à 3,9 % des émissions mondiales. Ces émissions devraient doubler d’ici 2025 pour atteindre 4 à 8 % des émissions mondiales.

L’impact environnemental d’un serveur (dont la durée de vie est de 6 ans) servant à l’entraînement de modèles d’IA est d’environ 3700 kg CO2 eq.
Soit 6 ans de serveur = 3 A/R Paris-New York.

En termes de consommation d’eau, l’entraînement de ChatGPT 3 dans les datacenters américains pourrait avoir nécessité 700 000 litres d’eau, et chaque conversation pourrait nécessiter ½ litre supplémentaire.

Au vu de ces chiffres gigantesques, le bon sens voudrait que chacun s’astreigne à une utilisation raisonnée et modérée de cette forme d’« intelligence ».

Mais le média « vert » s’inquiète encore davantage des progrès technologiques et gains de production générés par l’IA, qui auront des répercussions bien plus importantes sur les émissions de CO2, notamment avec la multiplication des usages et des produits manufacturés (pétrole, fast-fashion, produits et gadgets dits « intelligents » qui sont eux-mêmes consommateurs de ressources rares).

Est-il cohérent de culpabiliser les citoyens consommateurs en leur enjoignant de réduire la durée de leur douche, la température de leur logement et le nombre de leurs déplacements… alors que dans le même temps, chaque nouvelle version d’IA générative provoque une multiplication exponentielle des besoins en ressources, et les entreprises se jettent tête baissée dans une production totalement déraisonnée et déraisonnable — car permise par l’IA — de produits dont nous n’avons pas foncièrement besoin ?

Quand la machine s’emballe et surchauffe, n’est-ce pas à l’humain de dire stop ?

 

Sources : Articles du média Vert (sur Internet) : (1) https://vert.eco/articles/lintelligence-artificielle-met-notre-economie-ultra-carbonee-sous-steroides (2) https://vert.eco/articles/lintelligence-artificielle-va-t-elle-donner-le-coup-de-grace-au-climat) Le livre blanc de l’Association Data for Goods : (3) https://dataforgood.fr/iagenerative/ L’article du Nouvel Observateur : (4) https://www.nouvelobs.com/economie/20230918.OBS78305/pourquoi-chatgpt-est-une-bombe-environnementale.html#:~:text=Entra%C3%AEner%20un%20seul%20mod%C3%A8le%20d,CO2%2C%20soit%20plus%20de


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L’impact de l’IA sur l’environnement

LA TRADUCTION GRÂCE À L’IA : 

bonne idée ou miroir aux alouettes ?



En matière de traduction – comme dans les autres domaines où elle est utilisée – l’intelligence artificielle (IA) repose sur trois piliers, exactement comme l’intelligence humaine :

1) Des données, en l’occurrence dans notre cas, les traductions déjà réalisées par le passé, depuis de nombreuses années (textes dans une langue source ainsi que leurs traductions dans une langue cible) et qui alimentent ce que l’on appelle dans le jargon un « corpus ».

2) Une mémoire, c’est-à-dire un espace où stocker toutes ces données.

3) Un processeur (ou « cerveau ») pour analyser et traiter toutes les données (le texte dans une langue), et fournir un résultat (une traduction dans une autre langue).

Sur la base de ces informations, vous tirez certainement les conclusions suivantes :
    A. Plus la base de données est volumineuse, plus on peut espérer obtenir un résultat fiable.
                               Et la quantité de données confiées à l’IA augmentant chaque jour, 

                                   les traductions de l’IA vont encore s’améliorer dans le futur.

    B. La mémoire d’un ordinateur actuel est bien supérieure à la mémoire de n’importe quel traducteur humain. On conclura donc que la machine aura de bien meilleurs résultats que l’humain.


Ça c’est le côté pile. Mais avez-vous pensé au côté face ?


Vous êtes-vous posé les questions suivantes :
– Si la quantité de données est sans conteste gigantesque, qu’en est-il de leur qualité ? Qui a réalisé les millions de traductions qui ont servi à l’entraînement de l’IA ?
– Quelles sont les limites et les risques des traductions générées par l’IA ?

Envie d’en savoir plus ?
Ne manquez pas les prochains articles sur ce sujet !


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Traduction IA

IA et traduction

IA générative et droit d’auteur



Je reçois ce matin un e-mail de Google m’informant de la modification des conditions d’utilisation. Vous savez, ces longs textes que personne ne lit, et qui sont acceptés « par défaut » parce que nous avons tous intégré notre totale impuissance face aux Gafam.


Le 1er paragraphe du 2e chapitre (seuls les plus motivés arrivent ici) dit :
« Conditions d’utilisation de l’IA générative : Nous allons intégrer nos Conditions supplémentaires de l’IA générative à nos conditions d’utilisation principales et y ajouter de nouvelles précisions concernant l’IA. Par exemple, nous ne revendiquerons pas la propriété des contenus originaux générés par nos services optimisés par l’IA. »


Direction les « Conditions supplémentaires » pour en savoir plus sur ce sujet.
Au point 2, les « Restrictions d’utilisation » indiquent :
« Vous ne pouvez pas utiliser les Services pour développer des modèles de machine learning (apprentissage automatique) ou des technologies associées. »

Comprenez : seul le voleur a le droit de voler, pas nous les utilisateurs.


Mais toujours rien concernant la fameuse propriété des contenus générés par l’IA. Pourtant, la question a son importance : qui possède les droits sur les contenus que l’IA s’est appropriée de fait, sans demander la moindre autorisation à personne ?

J’interroge Google (sic !) et trouve la réponse suivante, réponse qui a été donnée le journal Le Monde le 29 septembre 2023 :
« Ainsi, si une œuvre vient à être créée par une IA sans intervention humaine directe, “les seuls titulaires des droits sont les auteurs ou ayants droit des œuvres qui ont permis de concevoir ladite œuvre artificielle“. »


Hum… et comment fait-on pour retrouver les titulaires des droits d’auteur, ceux-là mêmes qui n’ont pas été informés qu’on leur a piqué leur travail ?


Quand la Chine est entrée dans l’OMC en 2001, tout le monde s’est précipité sur les produits chinois. Ceux-ci n’étaient que de parfaites copies des produits occidentaux créés à la suite d’années de recherche et développement. Ils étaient de moindre qualité, ne duraient guère, n’étaient pas réparables, mais tout le monde les a achetés parce qu’ils étaient moins chers, et qu’on pouvait donc en consommer davantage.


Personne ne pressentait la désindustrialisation et l’appauvrissement de l’Occident, qui sont arrivés très vite.


Aujourd’hui, quand l’IA vole le travail des autres, tout le monde est content de pouvoir créer du contenu et traduire gratuitement, peu importe la qualité. De toute façon il y a aura des con-sommateurs pour con-sommer….

Et toujours pas grand monde pour réaliser que nous allons droit dans le mur et que nous nous suicidons avec ces modes de fonctionnement.



Je traduis vos contenus de l’anglais et de l’italien vers le français, sans rien voler à personne. Je prends soin de mon karma 😍. 

Et vous ?

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Traduction IA

IA générative et droit d’auteur

Peut-on faire confiance à l'IA pour traduire ?

peut-on-faire-confiance-aux-machines

Avec les progrès de l’Intelligence Artificielle, la machine remplace de plus en plus l’humain et permet de réaliser de substantielles économies en un temps record. Personne n’aura échappé à l’effervescence qui règne autour de Chat GPT depuis le début de l’année 2023 : 

« Un nouveau cap est franchi par l’IA. 

Plus rien n’arrêtera dorénavant les robots ! ». 

Ainsi s’émerveillent-ils tous, enthousiasmés par cette technologie qui ne connaît plus aucune limite désormais. Au point que l’homme n’aurait dorénavant plus aucun effort à faire, voire serait bientôt inutile. 

L’intelligence artificielle : summum de la science ou juste miroir aux alouettes ?

L’on peut raisonnablement se poser la question de l’efficacité de la machine dans certains secteurs, notamment dans celui de la traduction : peut-on faire entièrement confiance à la machine et se passer totalement d’un traducteur humain

Car dans le monde actuel, tout le monde pense en termes de coûts, rentabilité, profits… et contourner le traducteur pour réaliser quelques économies semble être une bonne idée pour beaucoup.

Mais est-ce vraiment une bonne idée de s’économiser des frais de traduction en recourant à l’IA ?

Comment fonctionne la traduction par machine ?

Commençons par expliquer comment les machines parviennent à traduire des textes, car le simple profane se fait très probablement des films.

Non, la machine n’a pas suivi une formation accélérée en langues étrangères, n’a pas bénéficié de cours de grammaire, de syntaxe, ni passé des heures à ingurgiter des verbes irréguliers… Toutes ces heures de torture auxquelles l’étudiant en langues aura été soumis pendant des années.

Interrogé, Bing m’informe que « Oui, l’intelligence artificielle est capable de traduire des textes d’une langue à une autre en utilisant des algorithmes complexes qui analysent les modèles linguistiques et produisent des traductions fidèles […] Les logiciels de traduction basés sur l’intelligence artificielle, comme Google Translate, […] utilisent des réseaux neuronaux pour mimer le fonctionnement du cerveau humain. Cependant, l’intelligence artificielle n’est pas encore parfaite et peut faire des erreurs ou des approximations dans certaines situations. »

 

Les premières plateformes de traduction automatique sont apparues il y a déjà quelques années, et depuis elles se multiplient. De plus en plus de gens les utilisent, soit à titre professionnel, soit à titre personnel. En général pour comprendre des informations reçues dans une langue insuffisamment, voire pas du tout maîtrisée, soit pour répondre à une personne dans une langue qui n’est pas la nôtre.

 

Depuis de nombreuses années déjà, ces plateformes travaillent dans l’ombre et récupèrent un grand nombre de traductions existantes, des traductions effectuées par de véritables traducteurs (des humains), et les accumulent dans d’immenses bases de données afin d’alimenter ce que l’on appelle des « mémoires de traduction ». La machine compare ensuite les différentes traductions qu’elle a accumulées (voire volées ou de pillées si l’on considère que les traducteurs n’ont jamais donné leur accord pour cet usage) et considère que plus les traductions sont identiques ou se ressemblent, plus elles sont – en toute logique – correctes. Ainsi, peu à peu, à la façon d’une encyclopédie qui emmagasine des informations, la machine amasse des traductions jusqu’au jour où elle en a suffisamment et où elle peut puiser dans son stock pour « effectuer elle-même » le travail de traduction.

 

Voilà le petit miracle qui se cache derrière la machine translation, la traduction par machine interposée. Admirez au passage comment l’IA s’approprie les lauriers qui devraient revenir aux traducteurs, puisque son travail est principalement constitué de plagiat.

 

Les différents outils de traduction en ligne

Pour commencer, le profane n’est certainement pas conscient qu’il existe de nombreux traducteurs automatiques différents, et que ceux-ci ne se valent pas tous.

Testez n’importe quelle phrase via les différentes plateformes, et vous constaterez par vous-même que le résultat est rarement identique d’une plateforme à l’autre.

Le choix est vaste, depuis des outils de traduction en ligne, certains déjà très anciens, comme Reverso, Systran, Linguee ou Google Translator, qui traduisaient au départ juste des mots ou expressions, jusqu’aux plus récents DeepL et Chat GPT, en mesure de traduire des textes complets.

Il est également possible d’installer des extensions (plug-ins) permettant de traduire automatiquement les pages des sites Internet que vous consultez.
À ces outils disponibles gratuitement en ligne pour tout le monde, il convient également d’ajouter les outils de traduction automatique, plus spécifiquement à destination des traducteurs professionnels. Ces derniers sont mis en œuvre par les agences de traduction ou des entreprises privées.

Pour l’instant, la majorité des agences de traduction considèrent que les traductions réalisées par l’IA ne sont pas 100 % fiables. En conséquence, elles demandent aux traducteurs de vérifier le résultat obtenu par la machine et éventuellement de corrigercompléter ou améliorer la traduction obtenue. L’agence peut ainsi réaliser de substantielles économies puisque le traducteur est en mesure d’effectuer la tâche plus rapidement. Et tout le monde sait que le temps c’est de l’argent.

Un jour peut-être écrirai-je un livre avec toutes les perles des traductions réalisées par les machines, à la façon de Jean-Charles avec sa Foire aux Cancres.

Quelle est la fiabilité des traductions par machine ?

Précisons tout d’abord que le langage n’est pas une science exacte mais relative, et que dans une même langue, vous pouvez exprimer une même pensée avec des mots différents (pensez aux synonymes), comme vous pouvez également tourner votre phrase différemment. N’oubliez pas :
  • que notre pensée est conditionnée par la langue dans laquelle nous nous exprimons : avec le vocabulaire à notre disposition, la syntaxe existante, les règles de grammaire…
  • mais aussi que la langue est conditionnée par notre culture, notre religion, notre histoire…
  • et que réciproquement, cette langue façonne aussi notre manière de penser.
Tout ceci implique que chaque langue a une manière propre et unique de poser des concepts et d‘exprimer des pensées. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à vous référer aux travaux de Benjamin Lee Whorf (linguiste et anthropologue américain). Je ne peux bien entendu parler que des langues que je connais et que je pratique au quotidien (deje traduis de l’anglais et de l’italien vers le français), mais il faut être bien conscient des points suivants :
  • Plus les langues sont proches du point de vue de la syntaxe, plus l’IA aura de facilité à obtenir un résultat correct. Si les langues sont très différentes, l’IA aura du mal à organiser correctement les phrases, et d’autant plus si elles sont longues et compliquées.
  • Plus la machine parvient à emmagasiner de données, meilleur sera le résultat. Vous comprendrez donc que plus une langue est répandue (comme l’anglais), plus le nombre de données sera important. En revanche, lorsque la machine aura beaucoup plus de difficultés à accumuler des données dans des langues « insolites », il sera plus difficile de se fier au résultat obtenu. En conséquence, vous devrez afficher une certaine prudence.
  • Plus le texte est compliqué, en raison du style, du vocabulaire, de la syntaxe, du domaine spécifique…, plus la machine éprouvera de difficultés à fournir un résultat de qualité.

Qualité des traductions réalisées grâce à l'IA et hallucinations

Suivant les domaines, les langues source et cible, la technicité d’un texte, la structure des phrases, les résultats d’une traduction avec l’IA sont très variables.

Récemment, grâce à une importante liste d’articles de mode (vêtements, sacs…), je dois vous avouer que je suis tombée sur de véritables petits bijoux de traduction par l’IA. Ces traductions erronées, totalement extraordinaires, que l’on a surnommée « hallucinations » – et il y une bonne raison à cela.  Pour preuve, la description en italien d’une robe :

La costruzione con cuciture alla francese crea un effetto ancora più fasciante.

a donné lieu à la traduction suivante par le traducteur automatique d’une plateforme en ligne mise à disposition par une agence de traduction :

« La construction avec des coutures à la française crée un effet encore plus b*nd*nt » 

Bien évidemment la traductrice (qui pique un fou rire au passage) n’ose reproduire ici intégralement le résultat, bienséance oblige ! 

– Le mot construction est parfois employé pour les vêtements, personnellement je le trouve un peu maladroit (un vêtement n’est pas un assemblage de briques !) ; 

– De plus, en français, on parle de « coutures à l’anglaise » et non à la française. Il s’agit donc clairement d’une traduction erronée

– Mais le pompon, vous l’aurez tous compris, c’est bien « l’effet b*nd*nt » !

La machine se serait-elle trompée ?

Réponse de la traductrice humaine : oui, sans l’ombre d’un doute.

Mais l’humaine comprend aussi la raison de l’erreur.

Voici le raisonnement de la « bête » :

La machine n’ayant pas trouvé le mot fasciante dans sa base de données, elle a recherché un mot qui s’en rapprochait. Et elle a trouvé le nom fascia (qui signifie faisceau, bande, bandeau), dont découle le verbe fasciare (envelopper dans une bande, bander), puis le gérondif présent fasciante (« mettant une bande »), d’où cet extraordinaire « effet b*nd*nt » inattendu). 

 

Explication technique de l’hallucination : se retrouvant sans information dans sa base de données, et donc sans solution toute faite, la machine a raisonné par analogie. Elle a appliqué ici ce qui fonctionne dans certains cas, pour certains verbes. Bien évidemment, la machine n’a aucune information quant à la signification très particulière du mot français qu’elle a proposé.

Si le raisonnement de l’IA peut paraître logique, avouez, mesdames, que l’argument commercial est de taille ! (;-))

Malheureusement, il s’agit ici d’une erreur particulièrement grave si l’entreprise qui vend ce vêtement n’a pas un niveau suffisant en français pour corriger l’erreur et que cette traduction est imprimée sur un catalogue ou publiée sur un site Internet ! 

J’en entends déjà certains me répondre : « Ah, les boules ! » (re-smiley).

 

Deuxième résultat renversant (beaucoup moins drôle celui-ci) : nous passons à la description d’un sac à main en pelle di capretto. Cette fois-ci, au lieu de la traduction attendue – « cuir caprin » – la machine a trouvé un résultat plus que surprenant et douteux : elle indique que l’article est réalisé en « peau d’enfant » !

J’avoue que dans ce cas bien précis, j’ai un peu de mal à suivre la logique de la « bête ». Certes, pelle, c’est à la fois la peau et le cuir (dans le cas de la maroquinerie), mais comment la machine a réussi à partir d’une chèvre pour aboutir à un enfant reste un mystère !

Heureusement que l’humaine est intervenue pour vérifier la traduction et corriger l’erreur de la machine !

Les limites de la traduction par l'IA

Les traducteurs ne sont pas encore totalement inutiles, puisque l’œil humain du professionnel reste indispensable si l’on veut garantir une traduction de qualité. Les agences l’ont bien compris en recourant de plus en plus à ce qu’on appelle dans le jargon des linguistes la MTPE, c’est-à-dire la révision de traduction par machine (Machine Translation Post Edition).

Au vu des exemples fournis ci-dessus, il est raisonnablement difficile de parler d’INTELLIGENCE de la machine dans le cas de la traduction. Les machines vont simplement piocher dans des bases de données. La moindre faille du système (erreur informatique, coquille dans le texte source, mot absent dans la base de données, domaine et/ou terminologie très spécifiques…), et c’est la catastrophe ! 

Certes les machines vont progresser, mais les langues sont vivantes, elles évoluent avec les époques, chaque génération a une façon différente de s’exprimer, et les nouveautés en tous genres vont continuer de proliférer, générant sans cesse de nouveaux termes. 

La machine par conséquent semble vouée à pourchasser éternellement les évolutions des différentes langues, mais les rattrapera-t-elle un jour ?

D'ailleurs, qu'est-ce que l'intelligence ?

Savoir par cœur n’est pas savoir, disait en son temps Michel de Montaigne. Il avait bien raison.
L’accumulation de données et d’informations n’a jamais transformé quiconque en savant. Éventuellement en sachant, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Si l’on se base sur l’étymologie, le mot « Artificiel » signifie « fait avec art ».

Mais il est encore plus fascinant de vérifier les différentes définitions que propose Le Petit Robert :

ARTIFICIEL :

1. Qui est le produit de l’activité, de l’habileté humaine (opposé à naturel) : Lac artificiel. Fécondation artificielle. Fleurs artificielles ; factice, faux. Arôme artificiel. au figuré : Les paradis* artificiels. Intelligence* artificielle.
2. Créé par la vie sociale, la civilisation ; culturel : Des besoins artificiels.
3. Qui ne tient pas compte des caractères naturels, des faits réels : Classification artificielle ; arbitraire.
4. Qui manque de naturel, affecté, feint : Une gaieté artificielle, forcée.

Si vous ne l’avez pas relevé au point 1, je vous l’indique à nouveau ici :

« artificial intelligence » = « fake intelligence » (intelligence factice).

Ce que le dictionnaire nous apprend, c’est que l’intelligence artificielle n’est qu’une illusion. Si la machine ne dispose pas d’une base de données suffisamment complète et exacte (qui doit lui être fournie par l’humain), elle risque fort d’inventer un résultat erroné. Enlevez-lui les bases de données et elle se retrouvera dans l’incapacité totale de régurgiter quoi que ce soit.

J’espère que cet article vous aura permis de prendre un minimum de recul et peut-être regarderez-vous le résultat obtenu à l’aide d’une traduction-machine d’un autre œil.
En résumé, il est possible de recourir à la traduction automatique aidée par l’IA, mais pour un usage privé, si vous souhaitez comprendre un document rédigé dans une langue inconnue. En revanche, si la traduction est à des fins de publication ou d’impression, toute traduction réalisée par l’IA devra impérativement – au minimum – être vérifiée par un traducteur professionnel ou par une personne maîtrisant parfaitement la langue d’arrivée. La vigilance est de mise.

Et la prochaine fois que vous envisagerez de faire appel à l’intelligence artificielle pour réaliser vos traductions, ayez une petite pensée pour les « robes à l’effet plus b*nd*nt » et les « sacs à main en peau d’enfant ».


Si vous envisagez de recourir à un traducteur professionnel plutôt qu’à l’IA après avoir lu cet article, vous pouvez me contacter en vous rendant sur la page Contact de ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

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Je réponds très rapidement à toutes les demandes de traduction ou de devis.

Muriel Muller

 

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